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Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes coordonnées sur le territoire iranien dans le cadre de l’opération « Epic Fury ». Le discours explicite du président américain Trump sur un changement de régime accroît, selon nous, la probabilité d’une campagne prolongée (4 semaines ont d’ores et déjà été évoquées) plutôt que d’un échange limité. Pour les marchés, le point clé est de savoir si l’escalade reste militaire-militaire ou si elle débouche sur des perturbations significatives et durables sur l’énergie et les chaînes logistiques, ce qui entraînerait une hausse de la prime de risque actions.

Ce que nous surveillons

  1. Détroit d’Ormuz: pose de mines, saisie de navires, interceptions par la marine des Gardiens de la Révolution (IRGC). C’est la variable la plus importante pour le pétrole, les marchés actions et les risques d’inflation.
  2. Portée des représailles iraniennes: extension éventuelle des frappes vers les infrastructures énergétiques du Conseil de coopération du Golfe (CCG) — raffineries, pipelines, usines de dessalement — ou maintien d’une focalisation sur les actifs militaires américains dans la région.
  3. Réaction de l’OPEP+: Abu Dhabi a déjà annoncé une hausse des exportations en avril ; l’Arabie Saoudite pourrait suivre.
  4. Actions des proxys régionaux de l’Iran: Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak et Houthis au Yémen, en tant qu’indicateurs potentiels d’escalade.

L’amplification d’un ou plusieurs de ces facteurs indiquerait que le conflit pourrait durer plus longtemps et être plus profond que ce que les marchés anticipent pour l’instant. La médiation d’Oman et du Qatar constitue un contrepoids à ce scénario négatif. Les deux ont facilité les récents pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran. Les « pré‑pourparlers » pourraient contribuer à réduire les primes de risque et à favoriser un rebond des marchés actions.

Notre analyse suggère que les marchés racontent une histoire plus nuancée que les gros titres ou les chaînes d’info en continu. Ils anticipent une crise, pas une catastrophe.

Les marchés actions mondiaux ont ouvert en baisse lundi 2 mars, mais des acheteurs sont apparus dans la journée. L’indice MSCI All Country World a terminé en recul de seulement 0,66 %¹. Le schéma rappelle l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes en juin 2025 : faiblesse initiale, puis reprise progressive avec retour des acheteurs. Les secteurs défensifs et l’énergie ont absorbé le choc créé sur les secteurs plus cycliques.

Le pétrole nous livre une version de l’histoire instructive. Le Brent a grimpé à 82 USD à l’ouverture lundi, en réaction à la fermeture du détroit d’Ormuz, avant de corriger une partie de cette hausse. Cette inversion est importante : le marché a intégré le scénario du pire à l’ouverture, l’a digéré, puis l’a partiellement annulé en anticipant une réponse de l’offre de l’OPEP.

Notre analyse des actions, du pétrole, de l’or et du risque souverain confirme que les marchés attribuent encore la probabilité la plus élevée à notre scénario central : une escalade contenue avec un élargissement des règles d’engagement, où les États-Unis utilisent le vide de pouvoir pour pousser à une résolution. Les investisseurs restent prudents mais continuent de donner le bénéfice du doute à ce scénario – et nous pensons que le recul du Brent en est la manifestation la plus claire.

Ce qui ferait changer ce scénario central: une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, une escalade majeure de la part des Gardiens de la Révolution, ou une décision inattendue du président Trump. Inversement, un signal iranien en faveur de « pré‑pourparlers » serait probablement bien accueilli par les marchés.



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